J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine

jeudi 4 septembre 2014

J'étais étonné qu'ici,


en France, personne ne semblait avoir entendu parler du fameux titanosaure argentin, dont la découverte fut annoncée en juin dernier, à l'époque où j'étais chez Beto, dans la patagonique chacra.
Je crois pouvoir dire, malgré toute la prudence qu'impose ma maîtrise relative de l'hispanophonie, que les médias argentins n'exprimaient aucune réserve ou doute, sur la véracité des propos archéologistes d'alors. La découverte avait été faite, by the way, dans une assez franche proximité d'El Bolson, où je résidais. La lecture de l'article éclaire l'ignorance de mes proches. Les spécialistes étrangers ont douté de la véracité des annonces des argentins.
Or voici qu'on clame d'autres découvertes de fragments énormes de ces bestioles, probablement les êtres vivants les plus grands qui eussent foulé la poussière terrestre...
 
Cet herbivore géant était doté d'un cou de 11 mètres.

 

 

 

 

 

 

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Une équipe de paléontologues a reconstitué le squelette presque complet d'un titanosaure de 26 mètres de long.

Il vivait il y a 77 millions d’années tout au sud de l’Amérique du Sud et pesait aussi lourd qu’une dizaine d’éléphants: une équipe de paléontologues décrit ce jeudi un dinosaure gigantesque, dont le squelette est «le plus complet» découvert jusqu’ici. Ce nouveau dinosaure, dont la description est publiée dans la revue Scientific Reports, appartient à la famille des titanosaures, des dinosaures herbivores géants, nombreux dans la région au Crétacé supérieur. Les scientifiques estiment que l’animal au très long cou mesurait environ 26 mètres de long, un peu plus qu’une piscine sportive (25 m), et pesait près de 60 tonnes.
«Il pesait autant qu’une dizaine d’éléphants d’Afrique ou plus de sept Tyrannosaurus rex», le plus célèbre des dinosaures, explique Kenneth Lacovara, de l’Université Drexel (Philadelphie, Etats-Unis), qui a découvert le squelette fossilisé de l’animal dans le sud de la Patagonie, en Argentine. Qui plus est, son squelette montre qu’il n’avait pas tout à fait achevé sa croissance lorsqu’il est mort. «C’est de loin le meilleur exemple que nous ayons de toutes les créatures les plus gigantesques qui ont un jour marché sur notre planète», a estimé Kenneth Lacovara.
Au cours de quatre campagnes de fouilles, entre 2005 et 2009, les paléontologues ont réussi à retrouver plus de 70% des ossements, en excluant les os de la tête, soit plus de 45% de l’ensemble du squelette. Selon les chercheurs, c’est bien plus que les autres titanosaures précédemment découverts.
Les scientifiques disposent notamment de pratiquement tous les os des membres inférieurs et supérieurs, dont un fémur d’1,80 mètre et un humérus. De quoi peindre un portrait détaillé de l’animal et surtout de calculer avec une bonne fiabilité ses mensurations impressionnantes.
 
























Le nouveau géant a été baptisé Dreadnoughtus schrani, «dreadnought» signifiant «qui n’a peur de rien» en vieil anglais. Les «dreadnougths» désignent aussi un type de cuirassé développé au début du siècle dernier. Le terme «schrani» rend par ailleurs hommage à l’entrepreneur Adam Schran qui a apporté son soutien aux recherches.
Pour atteindre sa taille impressionnante, Dreadnoughtus devait avaler chaque jour des quantités phénoménales de végétaux.
Kenneth Lacovara imagine un quotidien fait de quasi surplace. «Vous avez un cou de 11 mètres de long équilibré par une queue de 9 mètres. Sans bouger d’un pas, vous avez accès à une gigantesque réserve de nourriture (...). Vous passez une heure à la nettoyer (...), puis vous faites trois pas à droite et passez l’heure suivante à nettoyer la zone d’à côté». «Les plus grands titanosaures restent un mystère parce que, dans presque tous les cas, leurs fossiles sont très incomplets», a souligné de son côté Matthew Lamanna (Musée Carnegie d’Histoire naturelle, Pittsburgh, Etats-Unis).
La masse d’Argentinosaurus était par exemple comparable et même peut-être supérieure à celle de Dreadnoughtus, mais on ne dispose que de peu d’ossements. La Patagonie est une région fertile en découvertes paléontologiques. A l’époque des dinosaures, la «pampa» argentine était couverte d’arbres de plus de 15 mètres de haut capables de satisfaire les besoins alimentaires des géants herbivores.
En mai dernier, des paléontologues argentins avaient annoncé la découverte d’une grande quantité de restes fossilisés d’un autre titanosaure qui, selon eux, pouvait peser plus de 100 tonnes et mesurer 40 mètres. La communauté scientifique internationale s’était toutefois montrée prudente sur ces estimations.
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La source





mercredi 3 septembre 2014

dimanche 31 août 2014

Je vous ai raconté le coup des biquettes ?

En vrai, c'était des mouflons, j'étais sur la descente du Grand Veymont, point culminant du Vercors, côté sud. Quand soudain, voilà t-y pas que le sentier s'obstrue d'un paquet de mouflettes avec leurs mouflinets de l'an passé, nonchalamment posés en travers de la dite sente. Je me dis en approchant : "Ils vont détaler comme des marmottes, ces gros tas !" (Car à cet endroit, les marmottes détalent, jouent à se courser, font des galipettes, se bronzent la pilule, jusqu'à ce qu'un marmaître à lunettes siffle la fin de récré, et que tout le monde rentre ventre-à-sous-terre étudier la botanique et le grignotage des pissenlits par la racine).
Que nenni ! Faillis leur marcher dessus tellement qu'apathiques, que ça se laisse vivre comme des moutons en plaine, comme dirait Gaston Couté.



































Et tout de même, pour éviter de se faire piétiner la barbiche, daignèrent soulever leur cul pelé, pour le translater deux-trois mètres à côté, histoire de me laisser cheminer, puis une fois l'espace de nouveau dégagé, vinrent reprendre leur emploi de garde-sentier en CDD.




Sur le chemin du retour,

car même les congés les plus pléthoriques prennent fin un jour de sale temps, la maison de Clemenceau.

On est à St Vincent sur Jard, dans le sud-Vendée. C'est le bord de mer, des windsurfers font des allées et venues dans les bourrasques.










































Visite guidée, discours orienté, qui lisse les aspérités du personnage. On entend qu'il a une facette sombre, mais sans voir évoquer précisément la répression des grèves (il y a des morts), en 1906 alors qu'il est Président du Conseil. Le mariage avec l'étasunienne Mary Plummer, n'est évoqué que par les difficultés que l'homme d'Etat aurait eu à "arracher" sa femme aux puritains américains qui tentaient de la retenir. Rien sur cet épisode peu reluisant qui épilogua cette liaison (Notice wiki) :

"Clemenceau s’éprend alors d’une de ses élèves, Mary Plummer (en) (1848-1922), qu’il épouse civilement le 20 juin 18697, avec qui il aura trois enfants, dont Michel, né en 1873 et deux filles Madeleine et Thérèse-Juliette.
Sa femme ayant une liaison avec son jeune secrétaire précepteur des enfants, il fait constater l'adultère et l'envoyer quinze jours dans la prison Saint-Lazare pour adultère (alors qu'il a eu lui-même de nombreuses liaisons féminines, on lui en attribue environ 80021) et pendant cette incarcération demande le divorce qu'il obtient en 1891 avant de la renvoyer brutalement aux États-Unis avec un billet de troisième classe et obtenu qu'elle perde la garde de ses enfants et la nationalité française22. Revenue vivre en France mais restée perturbée psychologiquement par ces évènements conjugaux, l'ex-Madame Georges Clemenceau mourra seule le 13 septembre 1922 dans son appartement parisien du 208, rue de la Convention; il l'annoncera ainsi à son frère Albert: " Ton ex-belle-sœur a fini de souffrir. Aucun de ses enfants n'était là. Un rideau à tirer." (lettre du 27 septembre 1922 dans sa Correspondance 1858-1929, p. 639)."

Curieusement, notre guide ne s'attarde pas non plus sur les vertus progressistes du personnage, qui se distingue dès ses années de jeunesse, par un courage certain (il fait 73 jours de prison en 1862 - il a 21 ans- pour avoir participé à une publication appelant à manifester contre le second Empire de Badinguet).

Elu député le 20 février 1876, il se positionnera "pour les poursuites judiciaires contre les responsables du 16 mai (Mac Mahon, etc.) ; pour la révision des lois constitutionnelles de 1875 proposée par la commission Barodet ; pour l'élection des magistrats ; pour la séparation de l'Église et de l'État ; pour l'amnistie des Communards ; pour l'instruction laïque ; pour le service militaire réduit à 3 ans ; pour la fin de l'exemption du service militaire pour les séminaristes ; pour la diminution du traitement des cardinaux, archevêques et évêques ; pour la suppression de l'ambassade au Vatican ; pour le rétablissement du divorce ; pour la liberté d'association et la liberté de réunion ; contre l'interdiction des clubs ; pour la liberté de la presse ; pour la loi visant à protéger les employés des chemins de fer contre les grandes compagnies ; pour la journée de 10 heures maximum ; pour la reconnaissance des syndicats ; pour le scrutin de liste ; pour les poursuites contre le préfet de police Andrieux."

Il sera par ailleurs un acteur principal de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Autant de vertus ignorées par notre commentateur...
A la fin de la visite, le guide délire sur ce que signifie "être un vrai patriote". On ne sait pas s'il exprime son opinion ou celle, supposée, de Clemenceau.





















La maison est très bien conservée, les objets, les meubles tout ce qui est accroché aux murs a été conservé (c'est facile à vérifier avec les photos d'époque). C'est un lieu de vacances où il venait chaque été, qu'il loua à un châtelain local, sur la fin de sa vie (après la Grande Guerre, et son auréole de "Père-la-Victoire").





La chambre occupée par Claude Monet, quand il séjournait là. Ils étaient grands copains.

En passant et par parenthèses, vous éviterez de mettre un accent sur le premier "e" de Clemenceau. Le guide nous a bien bassinés avec ça.




















vendredi 29 août 2014

La gamine,

elle avait promis de nous "bourdonner le cucul" (au jeu du "six qui prend").
Le pire c'est qu'elle l'a fait !

Hier, le réseau internet de Free était coupé sur Périgueux


j'ai regardé trois films.



Beautiful Valley, de Hadar FRIEDLICH.

En Israel, une vieille femme assiste au démantèlement du kibboutz où elle a toujours vécu. Plus rentable ! Ceci nous change des fictions sur les états d'âme des soldats israéliens ou des histoires d'amour entre israéliens et palestiniens... Assez chouette film, dans une lenteur qui s'adapte au pas de la vieille...



























Puis un documentaire sur Jean-Michel BASQUIAT. "The radiant child"
J'avais repéré ses toiles (au moins à Barcelone, je pense, sans doute à Bilbao aussi, mais où ça encore ?...) et son style très personnel, sans connaître son parcours. Surprise. Encore une météorite dans le ciel des artistes majeurs.Il s'est consumé trop vite, grisé-brûlé par un succès auquel rien ne l'avait préparé. Il est passé de la rue, où il survivait sans savoir dire comment, à un état de richesse où il laissait traîner les billets partout. C'est une histoire fort triste, car c'était un gars simple, facile d'accès, hyper attirant pour les gens qui l'ont approché et il a fini sa vie, à 28 ans, dans une paranoïa redoutable, persuadé que le monde l'avait oublié et le méprisait pour la couleur de sa peau. Il est mort d'un excès de médicaments ou de drogues.





























Enfin un film mexicain original et sympathique, Lake Tahoe, de Fernando EIMBCKE, où l'on suit la journée d'un grand ado, dans une petite ville calme. Il commence par emboutir un poteau avec sa voiture. On se dit, à le voir chercher à réparer le véhicule en écumant les ateliers de réparation, qu'il doit vraiment être livré à lui-même dans sa vie. Et de fait, c'est le propos du film, on prend lentement conscience de l'état de sa famille et d'événements récents dont personne ne dit rien, mais qu'on a bien entendus à la fin du film.
Du cinéma d'auteur, tout en lenteur là encore, et ça se déguste sans effets spéciaux...


























Trombestivalinoscope


















Victor et Chloé. Comme frère et soeur.



















Florence, Valérie et Nathalie, 150 ans de delirium, pas très mince.



















Rose Ninon.



















Jean. Qui c'est qu'a dit que mon filleul avait pas le droit de bronzer sous les bras ?



















Hugo. A star is born !



















Molène. La possibilité d'une île.



















Virginie. Franchement, je vois aucune raison de se bidonner.



















[Arnaud ?] et Roxane. Un bon petit gars, mais comment c'était, déjà ?



















Philippe, Valérie, Yves et plus loin Pauline. Qui qui craint pas le soleil ?



















Angélique. Autoportrait, en fait (dans les lunettes).



















Le monsieur le plus à gauche, il est anonyme. Puis Annie, Angélique qui va se bananer du tabouret, Marie-Laure, Yann, Béa (tu crois qu'on t'a pas vu ?), Chloé, Romain.
Comment vous voulez qu'on soit pris au sérieux après ça ?
Un, ils regardent même pas le joli défilé des bagades, deux, ils marchent pieds nus sur le trottoir, trois ils tombent des tabourets sur des gens qui aiment tellement l'intercelticophonie que ça les fait râler comme des vaches, quatre, ils se bidonnent comme des baleines sans savoir pourquoi.




















Youna. J'aime pas quand tu me guettes comme ça, ça n'augure rien de bon.





















Catherine. Le premier qui dégaine...





















Lucile et Manue. A chercher des boîtes, aux Sables d'Olonne, trouvé 5 sur 6, korrekt ?


Que tous ceux qui n'apparaissent pas là m'excusent. Je les porte dans mon coeur tout pareillement et de toute façon, ils ne perdent rien pour attendre...