J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
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samedi 13 décembre 2014

Décevez, décevez, décevez. Bientôt on vous laissera tranquille.

Retrouvez François Matton, dans son itinéraire introspectif qui passe par le dessin... et quelques réflexions intéressantes...



La déception libératrice
Le moyen le plus sûr d'avoir la paix (mais encore faut-il la vouloir) est de décevoir. Ne saisissez pas votre chance, répondez en retard, soyez passif, peu réactif, lent à tout, sans zèle, sans empressement, répondez en-deçà de ce qu'on attend de vous, décevez, décevez, décevez. Bientôt on vous laissera tranquille.
Dans une société de la performance et de la surproduction culturelle, cette attitude, comme vous le pressentez, est proprement révolutionnaire. Si vous voulez vivre pour autre chose que le système, décevoir est le plus sûr moyen pour qu'il ne compte plus sur vous. Desserrant alors ses griffes, il vous laissera filer. Ceci est la première étape de la déception libératrice.
La seconde étape consiste à décevoir non seulement les autres mais vous-même. Ce n'est que lorsque vous vous serez déçu vous-même sur tous les plans que la libération sera pleinement accomplie. Il vous faut arriver à ne plus rien attendre de vous. Vous cesserez alors de jouer avec vous le jeu odieux du maître et de l'esclave. Vous ne vous donnerez plus d'ordres aliénants, plus de défis éreintants, plus de missions humiliantes. Fini tout ça. Vous n'aurez plus le moindre compte à rendre à vous-même. Vous serez libéré du premier des tyrans.





 















Faire l'amour
(petite animation pédagogique à l'usage des rustres et des maladroits)

lundi 8 septembre 2014

Qu'est-ce qu'une mesure de Romans ?



Ceci et des tas d'autres bonnes nouvelles dans ce documentaire qui fait du bien.

"L'urgence de ralentir", de Philippe BORREL

On y croise des étasuniens alternatifs malins, à Ithaca et à New York, où une coopérative emploie 16000 personnes qui acceptent de donner quelques heures de leur temps libre par mois, pour trouver et distribuer des produits alimentaires locaux et bio. Très étonnante également, l'expérience des "barefoot", dans le sud de l'Inde, qui vise à former des femmes venues de pays peu développés, et a priori illettrées aux techniques de production d'énergie solaire...

[Il semble que les droits du film aient été réservés. j'ai pu le voir dimanche, en ligne, mais les liens ont été supprimés...]

















On y croise à l'occasion Edgar Morin, Pierre Rabhi, Jeremy Rifkin (l'auteur de "la troisième révolution industrielle"), Rob Hopkins, (le promoteur de l'idée de "transition"de nos modes de vie, exprimée dans son fameux "Manuel de transition de la dépendance au pétrole...")
Un petit passage par un GPI* bien de chez nous (le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes), enfin on comparera avec bonheur la déclaration du président équatorien Correa -qui permet au réalisateur de faire une conclusion à son film en forme d'ouverture sur des perspectives d'avenir en misant sur le courage du personnel politique centraméricain-, avec la phrase célèbre du nôtre sur la finance, définie comme l'ennemi... Curieusement, elles expriment grosso modo la même idée, mais on a l'impression que l'un des deux seulement ne s'est pas payé que de mots...



* Grand Projet Inutile

lundi 25 août 2014

De la matérialité de l'âme


Quelques considérations qui font gamberger, c'est là le moindre défaut de ce remueur d'idées qu'est Michel Onfray, sur l'illusion de démocratie en France, puis sur des questions éthiques qui l'amènent à exposer ce qu'est l'âme humaine pour lui...