J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
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mercredi 22 juillet 2015

Peter May, l'homme de Lewis

J'ai déjà promu dans ces lignes l'impeccable "Ile aux chasseurs d'oiseaux", du même May. L'homme de Lewis est le second tome d'une trilogie qui en compte donc trois, aussi surement qu'un triptyque comporte trois parties ou un dytique six pattes.

Vous aimez l'atmosphère d'Ouessant ? Autant que je ?

Vous vous délecterez de ces ambiances insulaires où on s'archipèle (on y a très froid), mais là n'est la question, tout tient dans le montage rigoureux de ce récit où il s'agit de retrouver l'origine d'un type mort 40 ans plus tôt et conservé dans une tourbière. Les chapitres sont narrés selon les points de vue variés de différents personnages, parmi lesquels un vieil homme atteint d'Alzheimer, ce qui est une performance, réussie à mon avis plein d'humilité mais que je partage sans l'ombre d'une hésitation, d'autant plus facilement que ça ne me coûte rien.

Pris dans la toile, j'ai trouvé un type qui a certainement un goût très sûr, puisqu'on est d'accord !


























Lecture à venir, la troisième coque de ce trimaran qui n'a rien de drôle, dans le fond, ni même en surface...


Le braconnier du lac perdu.




mardi 30 juin 2015

L'arabe du futur 2, Riad Sattouf

Vous me direz, car je vous connais, "ce bouquin a pas besoin de publicité, il va être en tête des ventes pendant deux mois..."
Oui, certes, mais quand on aime, on a envie d'en parler, et ce n'est pas parce qu'un titre a un succès commercial qu'on doit s'interdire d'en dire du bien....
Donc la suite du tome initial est tout aussi fascinante. On approche les méthodes d'éducation des écoles rurales de Syrie des années 1970. Avaient-elles beaucoup changé avant la guerre récente ?
On aperçoit également les "élites" bourgeoises de la société syrienne de l'époque. Des généraux au cynisme intégral. Je me demandais en lisant ça ce que devaient être devenus ces braves gens et leurs familles... Probablement évacués à l'abri en Europe avant le déluge du feu, laissant les petites gens aux prises avec le réel...
La réussite du récit tient sans doute en partie à la fausse naïveté du gamin narrateur. L'auteur se souvient de ses émotions de mioche, et les restitue en sachant aujourd'hui ce qu'il y avait de tordu dans l'histoire... Cela donne de la force au roman. Comme en plus il a une mémoire précise de petits faits a priori anodins mais signifiants au final... 

Un article sur le site de France-Inter.









samedi 13 juin 2015

Et pendant que le monde tournait en se réchauffant,

je lus deux petits livres réjouissants, mais pas plus, faute d'insomnie carabinée, il m'arrive même de dormir.

D'abord la petite musique splendide de Sagan :

"Aimez-vous Brahms ?", histoire d'une femme mûre et sensée qui s'éprend d'un homme plus jeune qu'elle, totalement amoureux, mais qui se reprend bientôt (elle, pas lui), et voilà le jeunot tout esseulé comme une vache au pieu.

























Puis comme je l'avais préannoncé dans ces mêmes lignes, "Le koala tueur", de Kenneth Cook, qui est mort en 1987, d'une crise cardiaque dans le bush australien, et c'est là justement qu'il situe ses petits récits, à 57 ans, c'est bien jeune pour succomber mais que voulez-vous, ma bonne dame, faut bien passer excessivement, et même trépasser quand l'heure sonne comme une vache qui entend minuit sonner à la porte de l'abattoir.
Bref.
Le type qui a écrit la 4ème de couverture a prétendu qu'on avait là "des histoires courtes plus hilarantes les unes que les autres." Je ne peux pas valider un truc pareil. Parce que j'aime bien rigoler. Certes, c'est toujours curieux de voir des "aussies" aux prises avec leur démence locale, conjuguée aux caractères sauvages, primitifs, animaux, du bush tout sec, mais je prétends que ces historiettes ne peuvent être jouissives que pour les fillettes, les allumettes, les maisonnettes, les rillettes ou les Henriettes d'autrefois. Parfois, j'ai sourié, mais souvent même pas.


























Bon, pour ceux qui veulent découvrir l'Australie profonde, y'a aussie ça , et c'est vachement plus excitant :

























mardi 26 mai 2015

C'est rare que je cale au milieu d'un bouquin.

V'là que ça me prend, à mi chemin de "La vaine attente", de Nadeem Aslam, pakistanais d'origine vivant en Angleterre. Je ne visualisais pas bien les personnages. Je les mélangeais, l'intrigue était confuse, d'autant que les époques se mêlent à loisir... Je jette l'éponge avec l'eau du bain.
Pourtant, je pense que c'est un bon bouquin, roman planté dans l'Afghanistan et le Pakistan contemporains, et qui reprend toute la tragédie récente et chaotique de ces pays malmenés par l'histoire. C'est une chouette écriture.
Mais je ne suis pas rentré dedans.  Pis c'est tout.


























Du coup, je m'ai jeté du dévolu sur un truc que j'étais sûr de finir...

En bilingue anglais, deux nouvelles très sympas de Sophie Kinsella et Lauren Weinsberger, rassemblées sous le titre "Love and the city". La trame narrative de la première, "Changing people", est particulièrement astucieuse. J'ai beaucoup taimé.





















Et là, je vais attaquer le koala tueur.. Je sais pas encore si les feuilles d'eucalyptus sont digestes...





vendredi 1 mai 2015

A plus de trente ans d'intervalle,

deux Philippe(s) m'ont fait lire Irving.

Vers 1980, le premier, Gy à Laval, m'avait offert le fameux "Monde selon Garp", récit d'une vie qui commence quand la maman de Garp décide d'avoir un enfant pour elle seule, et comme elle est infirmière, chevauche incognito un grand blessé de guerre, inconscient mais avec les fonctions vitales nécessaires intactes... Je revois la scène, c'est donc que j'ai vu le film...
Je me souviens du plaisir d'un mois de lecture. C'est un livre consistant..



































Puis, il y a un an ou deux, Philippe Andrieux, en Dordogne, me laissa "Une prière pour Owen", qui n'est pas récent (de 1989), et que je laissai sur une étagère jusqu'à ce que, bien m'en prut, je m'y plongea !
Le côté mystique des personnages (en particulier d'Owen) est important, mais la religion est montrée sans fard quand elle est burlesque, ce qui est le cas dans la fameuse scène de la crèche vivante organisée avec des enfants rétifs... Cette (courte) vie d'Owen est une tragédie, avec une forme de mélancolie lancinante, mais aussi une tension autour de la question de la destinée personnelle, le "héros" ayant des visions qui lui laissent entrevoir son propre avenir et sa mort... Au final, c'est assez bouleversifiant, et je ne peux que me féliciter d'avoir des amis de bon conseil...

























John Irving en 2010.



jeudi 16 avril 2015

Quoi de mieux qu'une histoire abracadabrante

pour montrer l'Inde réelle d'aujourd'hui ?

J'avais beaucoup aimé le livre.
























C'est vraiment un bouquin futé, plein de fantaisie dans mon souvenir, et cette histoire incroyable - donc plausible - est l'occasion de montrer sans fard les cruautés et les misères de la vie quotidienne de l'Inde.
L'adaptation au cinéma (de Danny Boyle, en 2008), ben moi je prétends que c'est une réussite.

























mercredi 1 avril 2015

Vous voulez savoir ce qui va paraître demain ?

J'attendrai que ceci vienne en petit format pas cher, mais je soupçonne que ce soit fort réjouissant et passionnant, car ce type a une personnalité assez fascinante. Entendu ce jour sur France-Culture.




















La présentation du personnage sur le site de France Inter :

















Photo : Guy Ribes dans son atelier          © Hubert Fanthomme

Picasso, Chagall, Dali, Léger, Modigliani, Renoir…  Pendant près de trente ans, Guy Ribes, faussaire véritable, a imité les plus grands peintres, avec une maîtrise technique et un talent artistique hors du commun. Personnage entier, fumeur de pipe à la silhouette trapue et aux mains « d’ours mal léché », il raconte sa vie avec son accent titi parisien et sa morale d’artiste.

« Le peintre des voyous », comme un juge l’a surnommé, naît dans une maison close à la fin des années 1940. Il grandit dans une famille où, dit-il, « on pratiquait plutôt le revolver que le pinceau ». Après un passage dans la marine, il commence à fabriquer des faux, par orgueil et par jeu. Il fait ses gammes, perfectionne ses techniques de vieillissement des toiles, oublie son propre style et apprend sur le bout des doigts à peindre comme les autres. Ribes ne fait presque jamais de copies exactes, il peint « à la manière de », c’est-à-dire qu’il crée de nouvelles œuvres de Chagall, de Picasso… Au point de tromper les experts et d’attirer un réseau de marchands d’art véreux, qui exploitent son talent et arnaquent plusieurs collectionneurs. Jusqu’au jour où la police vient frapper à sa porte…

Comment le peintre est-il devenu le fournisseur d’une bande de trafiquants d’art ? Comment retrouver son style quand on a été, en quelque sorte, l’égal des plus grands ?
Aujourd’hui, après une vie passée dans la peau des maîtres, le faussaire de haut vol est redevenu un jeune peintre qui suit sa propre voie. Il prépare une exposition et publie son autobiographie.





lundi 30 mars 2015

J'ai fini un chouette livre, grâce à une insomnie de toute beauté.

Poisson d'amour, de Didier van Cauwelaert. (1984, c'était son second roman, au début d'une bibli conséquente aujourd'hui). J'aime bien parce que ce n'est jamais simpliste, y'a de la recherche en écriture, au point de se paumer à certains moments, et les situations sont délicieusement non conventionnelles. On sent l'anar qui sommeille là, pas loin sous la plume. C'est l'histoire d'un type qui tombe amoureux d'une nana peu commune, laquelle a une obsession : retrouver des traces de son père, soi-disant mort bouffé par les piranhas en Amazonie.

























mardi 17 mars 2015

Jean-Claude Carrière a écrit "le vin bourru"

en 2000, pour relater les souvenirs de son enfance, et faire part de ses réflexions quant à l'évolution du monde. J'aime beaucoup. C'est le genre de bouquin totalement ignoré ou peu prisé du grand public (je l'ai acquis pour 90 cts, le port m'a coûté plus cher...) qui se révèle vraiment instructif. J.-C. Carrière est une forme d'archétype de la culture humaniste française. Comme il touche à tout, il commente les faits historiques, géographiques, économiques de façon pertinente, passionnante même selon mon avis que j'ai.
Il est né à Colombières-sur-Orb, dans l'Hérault, de parents viticulteurs. Pendant la période des vendanges. Le secrétaire de mairie, lui-même viticulteur, a fait son boulot sans traîner, pressé de retourner à sa récolte. Il a vieilli le Jean-Claude de deux jours, ce qui se lit encore aujourd'hui, quand on tape son nom sur G...gl..























En sautant 4 lignes de lecture, on passe du 19 au 17 septembre pour sa date de naissance. Etonnant, non ?

Mais ceci n'est qu'un détail rigolo. L'essentiel est là-dedans...

























lundi 2 mars 2015

Traces, de Philippe Delerm

Les photographies sont de son épouse Martine. Il en fait des commentaires, sensibles, quelquefois plats, quelquefois bien pesés, comme cette idée, inspirée par une photo de graffiti sur un mur :

"C'est drôle, nous qui sommes si rétifs aux sentences des hommes politiques, des religieuses, des moralistes de tout poil; nous qui nous insurgeons contre les commentaires des journalistes, les jugements des critiques ou ceux des professeurs, pourquoi sommes-nous d'emblée en adhésion avec les phrases laissées sur les murs, en graffitis ou au pochoir ?" (Texte : "Morales murales")








































Merci Emma.

mardi 24 février 2015

Comment mettre une liseuse dans sa poche ?

A Périgueux, ce n'est pas compliqué : il faut se rendre à la bibliothèque municipale, on les y prête.
J'avais vu le petit encart qui le prétendait sur le bureau de l'accueil. Y officiait ce jour Carole, qui n'est pas la moins agréable des hôtesses de ce lieu de perdition. Tout de suite, je fantasmai sur cette nouvelle opportunité de ma bibli préférée, en imaginant, sans doute influencé par le film "la lectrice" où Miou-Miou, elle joue une fille qui va lire chez les gens, et ça la rend forcément très intime avec ces personnes, mais pas si tant que dans "le liseur", où c'est la Kate Winslet qui sollicite un jeune et beau gars, pour lui faire la lecture, et ils deviennent amants, et après y'a un dilemme parce que ce type, il se rend compte qu'elle ne sait pas lire en fait et aussi qu'elle a un passé redoutable qui la rattrape, et l'autre, il est scié au niveau du coeur, en m'imaginant, disais-je, déjà en pensée, la personne qui viendrait sonner à mon huis, un ouvrage licencieux sous le bras.
Tout enveloppé de ces suaves pensées, je m'apprêtais à demander si on pouvait choisir l'âge, la couleur des cheveux et les mensurations de la liseuse, quand Carole sortit de ses étagères une chemise plastique blanche, épaisse, tout bien, avec un appareil dedans, façon tablette, un cordon pour brancher et un livret qui explique, tout bien aussi, mais pas sexy du tout.



















Bon, pas grave, que je me résigne, on va voir comment ça favorise la lecture et dans quelles positions.


















Le machin est plutôt sympa, déjà il fonctionne comme sur des roulettes. Un bon point. C'est facile à bouiner. Même pour moi, qui n'ai pas la main verte de l'électronique.

Y'a un menu d'accueil, avec les derniers titres commencés (quand vous y revenez, le truc trouve tout seul et sans effort l'endroit de la dernière page lue), et un menu de bidules techniques, si vous voulez dérégler le machin.

























Dans l'appareil, 120 titres libres de droit, autant que de journées de Sodome, donc plutôt des classiques anciens, mais bon, que j'me dis, dans le lot, c'est bien rare si je ne trouve pas chaussure à mon doigt*.

Pour tourner une page, y'a les flèches en bas, ou on tape du doigt sur l'écran, mais comme j'ai des gros doigts malhabiles, ça passe des tas de pages à le fois, c'est fait pour des filles pleines de finesse dans un train sec, ces trucs là. Sinon, il existe un curseur en bas de page qu'on fait apparaitre par la magie du hasard, quelquefois, et ça permet de se déplacer d'un coup loin dans le récit.
Un avantage : la prise en main. Quand on est en train de lire dans son lit et qu'il fait froid, on ne sort qu'une main pour lire (enfin moi, vous, je sais pas combien vous en sortez), tenir le livre, se gratter le nez ou faire coucou aux gens qui passent, mais ça c'est rare. Là, c'est vraiment handy comme tout.
Si vous êtes vieux pire que moi ou même pareil, vous avez peut-être besoin de lunettes. Bougez pas, Carole a tout prévu. L'écran est tactile, on peut agrandir la taille des caractères, en glissant deux doigts qui s'écartent sur la façade, façon pattes de Bambi qui se casse la gueule sur la glace. Et là, on peut craindre que le nombre de pages (qui s'affiche au bas de l'écran) ne se multiplie de façon pléthorique comme une vache ou un lapin, ben non, la numérotation reste la même que celle qu'ils ont choisi au départ, donc, il faut lire plusieurs écrans de suite pour tourner une page. Ah, c'est qu'elle maligne, Carole !




J'ai un regret pas éternel, mais bon. L'absence de cadre blanc, autour du texte. Le texte touche le cadre métallique, et je n'ai pas réussi à en créer. Pour moi, c'est un manque de confort, mais chacun voit si midi est à sa porte, ou s'il repleut.

Sinon, dernier bon point, au cas où vous côtoyiez au lit quelqu'un de pénible qui se met à broyer du noir quand vous allumez une lumière pour lire, là, y'a un système de rétroéclairage, très bien pour ligoter** discrètement, mais bon, faut pas bouger trop non plus.

Pour dire une conclusion, je pense que je préfère le papier, car je suis dans ce domaine une forme de vieux conservateur tout confucéen***. J'aime bien disposer du truc dans ma bibliothèque, quand à l'occasion (qui occure comme une bête opiniâtre) je souhaite retrouver des passages, des citations et savoir de quoi qu'on cause.

Mais pour des types qui partiraient dans des voyages lointains avec un petit sac pas lourd, c'est la solution. Merci Carole.

*En tout, on peut en charger environ 250...
**lire en argot
*** Et dans confucéen, y'a "fût".






mercredi 28 janvier 2015

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan

C'est un livre repéré, qui a beaucoup de succès. Il a obtenu divers prix, et quand on en parle autour de nous, les personnes qui l'ont lu expriment beaucoup de respect. C'est un récit biographique, l'histoire d'une femme, Lucile, la mère de la romancière. Pour raconter sa vie, Delphine de Vigan a enquêté. Elle découvert des épisodes dramatiques de la saga familiale. Pour elle, c'est un récit douloureux, pour le lecteur, c'est poignant...

Le roman est passé in extenso sur France-Culture, en 10 épisodes.

Je propose le début et la fin (le bandeau au carré violet de France Culture ne se colle pas là, je ne sais pas pourquoi, il faut cliquer sur le lien).

 http://www.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton-rien-ne-s-oppose-a-la-nuit-110-2014-09-29

 http://www.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton-rien-ne-s-oppose-a-la-nuit-1010-2014-10-10



mardi 6 janvier 2015

Et cependant, je finis un livre,

qui m'enthousiasma les insomnies.

"Arrive un vagabond" de Robert Goolrick. Très bon, toi prendre.

Il obtint le prix des lecteurs de Elle, Roman 2013, ce qui est suspect car en réalité, c'est excellent.
C'est l'histoire d'un type qui arrive. Sinon, au bout d'un moment, y'a aussi une fille dans l'histoire. Forcément.




samedi 3 janvier 2015

C'était le genre de ville

qui ne possédait ce qu'elle avait qu'en un seul exemplaire, et qui manquait de tout le reste.

vendredi 2 janvier 2015

Des fois, souvent même, il arrive régulièrement

que le clampin moyen, en lequel je me reconnais, sinon comment en parlerais-je ?  se trouve à court d'un bon livre, un truc qui ferait comme ces souvenirs de plongée dans le grand Meaulnes, les Millenium, ou l'épouse hollandaise*, dont on ne pouvait s'extraire avant la fin de la nuit pour cause de nécessité à connaître urgemment les destins évoqués. On s'en souvient comme de moments extatiques qui nous avaient fait oublier les tracas du quotidien, je vais pas les énumérer, y'en a des tonnes avec de jolis noms inventés là-dedans :






















Bref.

Prenez un crayon bien taillé, notez ça; un blog, c'est un rouleau qui défile, tout finit par disparaitre, s'écraser en deux jours, et vas-y toi, après, pour retrouver le truc en question.

Cela s'appelle "l'île aux chasseurs d'oiseaux" de Peter May, qui est écossais, mais gentil quand même, la preuve ? Il s'est installé dans le Lot depuis quelques années.

Comme je suis une grosse feignasse, et que je n'ai pris aucune bonne résolution pour 2015, je vous propose le résumé d'un type qui sait lire et écrire :

Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’élucider un assassinat commis à Edimbourg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas retourné depuis dix-huit ans. Un cadavre exécuté selon le même modus operandi que celui d’Edimbourg vient d’y être découvert. Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin est confronté à son enfance. La victime n’est autre qu’Ange, ennemi tyrannique de sa jeunesse. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Alors que Fin poursuit son enquête, on prépare sur le port l’expédition rituelle qui, chaque année depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs. Lors de son dernier été sur l’île, Fin a participé à ce voyage initiatique, qui s’est dramatiquement terminé. Que s’est-il passé alors entre ces hommes ? quel est le secret qui pèse sur eux et resurgit aujourd’hui ? Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes : l’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Bien sûr, vous en avez marre que le chat miaule pour avoir ses croquettes, que la petiote appelle à l'aide dans la salle de bains, qu'il faut goûter la soupe pour savoir si on éteint dessous, vous aurez à juste titre sauté ce texte pour n'en lire que la dernière phrase, qui effectivement peut suffire. 

"L’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page."

 Après ça, si vous laissez passer ce conseil de lecture, je ne peux plus rien pour vous, restez devant la petite lucarne débiteuse de sornettes (aucun art de décaler les sons ici, pourtant, il semble qu'on l'entend venir comme une grosse vache glissant dans la piscine), vous êtes perdus pour l'humanité humaine.

























Merci Agnès !


* L'épouse hollandaise, de Eric Mac Cormack




jeudi 25 décembre 2014

Nue de Jean-Philippe Toussaint


On en entend dire démons et merveilles. J'y alla plein d'allant, en revint déçu. Rien, je ne trouvis rien de nourrissant.

Circonstance aggravante : la Trierweiler a bien aimé.


















mercredi 12 novembre 2014

Il est beaucoup question de Clemenceau sans accent ces temps-ci.

Pas seulement parce qu'il était au centre des commémorations du centenaire du début de la guerre 14-18, mais aussi parce qu'il est cité par des politiques de notre époque qu'il semble encore fasciner. Valls l'a cité en exemple, on sent bien qu'il aimerait lui ressembler, le point commun de leur parcours étant d'avoir tous deux occupé le poste de ministre de l'Intérieur. Un autre point commun : ils ont tous deux fait tirer sur des manifestants (Valls en tant que Premier Ministre).

Ci-dessous, un lien vers une biographie télévisée de Clemenceau sans accent, de qualité (je peux l'asserter, étant en train de terminer la lecture de sa biographie par Michel WINOCK). Bien sûr, il faut supporter l'autre Tartuffe de Bern, devenu premier lécheur de cul des roitelets d'opérette, depuis que jacques Chancel a pris sa retraite...








Je peux déjà vous conseiller ça, mais j'en reparlerai prochainement.


 
 

mercredi 29 octobre 2014

Quand Houellebecq n'est pas drôle,

il est carrément sinistre.

J'avais apprécié "la possibilité d'une île" (2005) et "la carte et le territoire" (2010), pour l'humour et une forme de second degré féroce et original, mais faisant un saut dans le passé et dans un livre qui avait pourtant été un succès de librairie (les particules élémentaires, 1998), je suis fort marri.
On y constate que l'obsession de l'auteur (je le savais déjà), c'est le thème de la déchéance physique (et la frustration sexuelle qui va avec) de l'Homme vieillissant (avec un grand H, ♀ et ♂ donc). Ressassé dans des tas de situations fictives inintéressantes (je n'ai même pas eu envie de distinguer les personnages, pourtant peu nombreux), ce constat l'aigrit de toute évidence. Je vais très vite, il n'y a pas que ça dans ce bouquin, mais pour moi, le reste est un justificatif, brillant dans la forme mais creux dans le fond. Le discours scientifique, rapproché des situations de la vie quotidienne évoquées, peut faire penser au propos du film d'Alain Resnais "mon oncle d'Amérique", mais en moins intéressant, à mon goût personnel que j'ai, bien sûr...
Par surcroit de déception, la lecture - de Guy Moign- que j'ai tenté d'ouïr (en mp3 sur un CD de la BM de Périgueux) jusqu'au bout est spécialement mauvaise, affreuse et repoussante même.

Je déconseille, il y a tant de belles choses enthousiasmantes dans la vie.

























Mais pour se consoler, le film est complet, là :










lundi 29 septembre 2014

Une bédé niquèle : "Fais péter les basses Bruno !"

de Baru.






Le résumé de l'éditeur, Monsieur Futuropolis, qui a tout compris l'histoire, lui :

"L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu'il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d'un avion, avant de sauter à terre à l'atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s'arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s'en faire péter le cœur. Et il devient... travailleur clandestin pour de basses et rudes besognes.
Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s'empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu'il accuse de l'avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, « pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi ».
Le problème, c'est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d'aide..."






Une planche : deux truands de banlieue débarquent par hasard dans un repas de chasseurs trop arrosé, pléonasme.




dimanche 28 septembre 2014

C'est à 12 ans que Salvador Dali connut Julia Pichot.








































































































Une BD-biographie très inspirée, une sorte de réinterprétation narrative par le dessin de l'oeuvre et de la vie daliennes.