J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
des siestes à l'école maternelle. C'était dans une grande salle qui sentait bizarre. On devait se coucher sur des lits pliants, à la toile assez dure, on avait juste une couverture toute rêche et grise, et un petit oreiller raplapla. Il n'y avait pas de volets ni de rideaux efficaces aux fenêtres. Et si on ne dormait pas avec ça, on se faisait tancer rudement...
d'une balade sur le site de Malpasset, au-dessus de Fréjus, pendant des vacances familiales, il y a de cela des tas de temps. Souvenir au goût bizarre, ce fut surement la seule et unique fois que je fis dans ma vie du "tourisme catastrophique". Car le barrage de Malpasset s'est brisé le 2 décembre 1959, à 21h13, laissant déferler 50 millions de m3 d'eau dans la vallée. L'événement avait fait 400 morts et 7000 sinistrés. Mes parents nous avaient proposé, à mes frères et moi, une promenade sur le site. Il faut dire que l'émotion causée par ce drame avait été immense à l'époque. Or, j'y fus une quinzaine d'années après...
Je me souviens avoir vu ça :
Or, voilà t'y pas que je trouve à lire d'une BD documentaire qui évoque icelui. Ce sont des témoignages de rescapés, collectés aujourd'hui. Le dessin, noir et blanc, est précis et sobre. C'est poignant du sentiment. Type de travail très proche de notre Davodeau régional (je fais comme si j'étais encore de l'Aloire des pays).
Ce soir-là, les gens de la vallée se sont étonnés d'une coupure d'électricité, suivie d'un bruit sourd inhabituel. La vague a mis 20 minutes pour atteindre la ville. Curieusement, les gens se sont doutés assez vite de ce que c'était. Ils vivaient dans la peur de ce barrage, réputé fragile, et il avait beaucoup plu les jours précédents...
il y a des lunes moultières, on avait reçu chez nous, avec mes frangins, un triple vinyle venu d'Allemagne, dont le titre était "Wings over America"
C'était le compte rendu d'une virée de Mac Cartney et sa horde dans les Etats des fois Unis.
C'était assez chouette, et j'y replonge avec délices renouvelées, à l'occasion de seconde main.
qu'en CM2, j'avais une petite copine, qui s'appelait Caroline. Elle avait le teint hâlé, un joli visage rond avec des anglaises et un beau sourire toujours allumé. Elle portait des bermudas en éponge. Un soir de fête de l'association des parents d'élèves, pendant le bal, nous avions dansé sans arrêt, prétextant qu'à chaque fois, les morceaux étaient trop courts. Un mercredi de la fin de l'année scolaire, nous avions improvisé un faux mariage dans le garage de sa maison, avec des témoins, ses petits frères et soeurs et surtout, un curé complètement foldingue, Yannick, un copain de la classe, qui devait mal finir à force de laisser son esprit vagabonder. Il nous unit devant dieu avec une conviction communicative. Je me souviens des longues promenades avec elle, dans les bois, dans des carrières abandonnées, loin des lotissements, de ces escapades qu'on ne laisse plus faire aux enfants aujourd'hui...
de parties de Risk, ce jeu où il faut conquérir la terre entière, pays par pays et écraser la gueule des adversaires méthodiquement. C'était pendant des séjours à la neige, avec les copains, il y a des années de cela. Les problèmes surgissaient au moment de faire des alliances et des coalitions entre joueurs pour en éliminer d'autres, ou essayer de contrer leur expansion trop menaçante. Là le ton montait et la tension autour du plateau pouvait grimper d'un coup. Plusieurs fois, c'en était venu à des extrémités, des sentiments à la limite de ce que nos amitiés pouvaient endurer. Mais ces moments sont finalement
passés à la postérité, on les évoque presque chaque fois qu'on se retrouve, ils font partie de la légende de notre groupe, aujourd'hui.