J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
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lundi 27 juillet 2015

Le Requiem de Fauré

Un enregistrement à pratiquement 0 % de cathareux... (Les spectateurs qui toussent pendant l'enregistrement du concert). C'est rare.

Une des rares musiques venues tout droit d'outre-tombe (c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire puisque je n'y connais rien, car n'y étant pas allé, je n'en suis pas encore revenu). Rien de grandiloquent comme dans celui de Mozart, une ambiance sereine, le chant doux-amer intime d'une déambulation solitaire dans un paysage de neige. Selon je. Ne croyez pas tout ce qui se dit sur internet !








jeudi 16 juillet 2015

Pour les yeuzains qui m'ont derechef accueilli bienveillamment...

Une bise aux moutons..






































Dessin de Voutch. D'autres là.

Et ceci pour tous les hispanisants de la maison (et les autres) :





Mi Niña Se Fue a la Mar

Mi niña se fue a la mar
a contar olas y chinas
pero se encontró de pronto
con el río de Sevilla 
con el río de Sevilla

Mon enfant s’en fut en mer
conter aux vagues et aux galets
mais ce fut rencontre impromptue
avec la rivière de Séville


Entre adelfas y campanas
cinco barcos se mecían,
con los remos en el agua
y las velas en la brisa
y las velas en la brisa

Entre lauriers et cloches
cinq barques se balancent
avec rames qui frôlent l’eau
et les voiles dans la brise


Quién mira dentro la torre
enjaezada, de Sevilla ?
Cinco voces contestaban
redondas como sortijas
redondas como sortijas

Qui regarde dans la tour
harnachée de Séville?
Cinq voix nous répondent
qui tournent comme des bagues


El cielo monta gallardo
al río de orilla a orilla
En el aire sonrosado
cinco anillos se mecían

Le ciel élégant parcourt
le fleuve, de rive en rive
Dans l’air au teint de rose
cinq anneaux se balancent


Mi niña se fue a la mar
a contar olas y chinas
pero se encontró de pronto
con el río de Sevilla 
con el río de Sevilla

Mon enfant s’en fut en mer
conter aux vagues et aux galets
mais ce fut rencontre impromptue
avec la rivière de Séville


Quién mira dentro la torre
enjaezada, de Sevilla ?
Cinco voces contestaban
redondas como sortijas
redondas como sortijas

Qui regarde dans la tour
harnachée de Séville?
Cinq voix nous répondent
qui tournent comme des bagues


(Federico Garcia Lorca, Paco Ibanes)
 
 
 
 
 
 
 
 Me gustas cuando callas porque estás como ausente,

Y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.

Parece que los ojos se te hubieran volado

y parece que un beso te cerrara la boca.

 

Je t’aime silencieuse car tu sembles absente,

 Et tu m’entends de loin et ma parole ne te parvient pas

 C’est comme si tes yeux avaient pris leur envol

 Comme si un baiser avait clos tes lèvres.

 

 

Como todas las cosas están llenas de mi alma

Emerges de las cosas, llena del alma mía.

Mariposa de sueño, te pareces a mi alma,

Y te pareces a la palabra melancolía.

 

Comme toutes les choses sont emplies de mon âme.

 Tu émerges des choses emplie de mon âme.

 Papillon de songe, tu ressembles à mon âme,

 Et tu ressembles au mot mélancolie.

 

 

Déjame que te hable también con tu silencio

Claro como una lámpara, simple como un anillo.

Eres como la noche, callada y constelada

Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo

 

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence

 Clair comme une lampe, simple comme un anneau.

 Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée

 Ton silence est d’étoile, si lointain et si simple

 

 

Me gustas cuando callas y estás como distante.

Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.

Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza

Déjame que me calle en el silencio tuyo.

 

Je t’aime silencieuse car tu sembles distante.

 Et que tu sembles gémir, papillon qui susurre.

 Et tu m’entends de loin, et ma parole ne te parvient pas

 Laisse-moi me taire dans ton silence .

 

 

Me gustas cuando callas porque estás como ausente.

Distante y dolorosa como si hubieras muerto.

Una palabra entonces, una sonrisa bastan.

Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.

 

Je t’aime silencieuse parce que tu sembles absente.

 Lointaine et douloureuse comme si tu étais morte.

 Une parole alors, un sourire suffisent.

 Et je suis heureux, heureux que ce ne soit vrai.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Back to the 70's - The Sweet

One of my favorites...





Are you ready Steve? Uh-huh
Andy? Yeah
Mick? Okay
Alright fellas, let's go!

Oh it's been getting so hard
Living with the things you do to me
My dreams are getting so strange
I'd like to tell you everything I see

Oh, I see a man at the back as a matter of fact
His eyes are as red as the sun
And the girl in the corner let no one ignore her
Cause she thinks she's the passionate one

Oh yeah! It was like lightning
Everybody was fighting
And the music was soothing
And they all started grooving

[Chorus]
Yeah, yeah, yeah-yeah-yeah
And the man in the back said everyone attack
And it turned into a ballroom blitz
And the girl in the corner said boy I want to warn you
It'll turn into a ballroom blitz
Ballroom blitz, ballroom blitz, ballroom blitz, ballroom blitz

Oh reaching out for something
Touching nothing's all I ever do
Oh I softly call you over
When you appear there's nothing left of you

And the man in the back is ready to crack
As he raises his hands to the sky
And the girl in the corner is everyone's woman
She could kill you with a wink of her eye

Oh yeah! It was electric
So perfectly hectic
And the band started leaving
'Cause they all stopped breathing

[Chorus]
Oh yeah! It was like lightning
Everybody was fighting
And the music was soothing
And they all started grooving

[Chorus]
It's it's a ballroom blitz
It's it's a ballroom blitz
It's it's a ballroom blitz
Yeah, it's a ballroom blitz






lundi 6 juillet 2015

vendredi 3 juillet 2015

Ce sont les élèves qui m'ont fait écouter (et regarder) ça.

Une bonne suggestion, surtout qu'ils avaient une petite idée de ce que représentait l'oiseau bleu...






mardi 2 juin 2015

Bernard Sczcerba, je ne le connaissais pas directement.

C'était le copain d'un copain, qui m'avait fait écouter un cd de lui. Il avait même été question de l'inviter à des fêtes les années passées. J'aimais bien sa musique. Beaucoup d'influences slaves, des chouettes ritournelles, qui rapprochent de Chopin, de Liszt...
Bon ben, désormais, on ne fera connaissance que dans l'au-delà du delà, si dieu qui n'existe pas ne nous prête rien mais qu'on a quand même dans une forme d'outre-vie. Et chiotte.




L'article de sud-Ouest.



samedi 21 mars 2015

Yael Naim

Si, comme moi, vous aviez manqué l'univers musical de cette franco-israélienne, n'hésitez pas à prendre quelques minutes de votre temps précieux, -le temps est précieux- pour goûter ça.

Sur Grooveshark, [qui a changé d'apparence, et ressemble de plus en plus à dis z'eur, je me demande si les dents n'ont pas poussé au requin du groove...] l'album "Yael Naim et David Donatien". 


New Soul by Yael Naim on Grooveshark



Les deux coupables, qui viennent d'annoncer qu'ils avaient commis le péché de chair (sur wiki, la mention est forcément toute fraiche) :
"Le 18 mars 2015 , elle annonce être maman d'une petite Mia avec son compagnon : David Donatien."


 
  


jeudi 26 février 2015

El Dey, Album 2014


Cela fait un peu moins d'un an que c'est sorti. De la musique algérienne métissée, avec parfois une nette influence andalouse mais pas que...





Babour el leuh signifie : Le bateau de bois (Merci Zou)


 La playlist de l'album sur YouTube.

Sur leur page Fb (cliquer sur l'image) :

https://www.facebook.com/eldey.officiel

















Barber Shop Quartet

Le style d'harmonie appelée barbershop, codifié durant l'époque de son renouveau (1940-présent) est un style a cappella, ou musique vocale non accompagnée, qui a une origine afro-américaine.
Il nait chez les barbiers qui jouent au début du XXe siècle un rôle agrégatif1 dans cette communauté. Ce style de musique est aussi lié au gospel et représente une des influences du style doo-wop.
Il est caractérisé par quatre parties d'accords consonants pour chaque note mélodique dans une texture principalement homophonique. Chacune des parties a son propre rôle : en principe, le lead vocal chante la mélodie, le ténor harmonise sur la mélodie, la basse chante les notes d'harmonie les plus graves et le baryton complète l'accord. La mélodie n'est pas chantée en général par le ténor ou la basse, à part pour une ou deux notes peu fréquentes afin d'éviter une voix mélodique étrange. Certains brefs passages peuvent être chantés par moins de quatre voix.
(Wiki)


The Auctioneer (barber shop quartet) by Bluegrass Barbershop on Grooveshark

I Got Rhythm by Barber Shop Quartet on Grooveshark

My Wild Irish Rose by Barber Shop Quartet on Grooveshark

Barber Shop Quartet- Mary Lou by Disney on Grooveshark

Mary Lou

Passed me by one summer day
Flashed those big brown eyes my way
And oh I wanted you forever more
Now I'm not one that gets around
Swear my feet stuck to the ground
And though I never did meet you before

I said Hello Mary Lou
Goodbye heart
Sweet Mary Lou
I'm so in love with you
I knew Mary Lou
We'd never part
So Hello Mary Lou
Goodbye heart

Saw your lips, I heard your voice
believe me I just had no choice
Wild horses couldn't make me stay away
Thought about a moonlit night
Arms about good and tight
That's all I had to see for me to say

I said Hello Mary Lou
Goodbye heart
Sweet Mary Lou
I'm so in love with you
I knew Mary Lou
We'd never part
So Hello Mary Lou
Goodbye heart

vendredi 20 février 2015

Désir de changer de mode ?

Bougez pas , Oleg Berg a tout prévu !



la 5ème symphonie (le thème principal), passé du mode mineur en majeur... Fallait y penser, fallait surtout le faire, y'a du taf de techno son, là-derrière...






Cela peut-être dans le sens minoration, ou l'inverse, du mineur vers le majeur. Selon les cas, cela peut paraître plat, ou dopé aux champignons, ou déprimant, mais quand on connaît bien le thème original, ça a fréquemment une vertu hypnotique. Stupéfiante.



Indiana Jones minoré.




"Because" des Beatles majoré.





Le Boléro en mineur.




Ob-la-di Ob-la-da en mineur.



Et pour ceux qui aiment ces airs tordus, il y en a des flopées...sur son compte fb, à l'Oleg

Petit détail curieux. Ce magicien des sons est ukrainien, et parmi ses morceaux déformés, on trouve des infos sur l'actualité politique du pays.

Merci Baptiste !

lundi 16 février 2015

Au départ fut le dessin de ZEP

que je reproduis ici sans lui demander, honte à moi. Son blog à dessins.
(Mais pas que)




























































































Puis, il y eut l'écoute de l'album. Quel est le con qui a dit que sur Grooveshark, il n'y avait que des antiquités ?  Après, je ne dis pas que Sinatra repris par Dylan représente le summum de la modernité, c'est pas ça que je dis, ok ? Je dis seulement que c'est de l'actualité, ça vous va ?

Le CD vient de sortir. Ce sont donc toutes des reprises de ce con de Sinatra. Je dis ce con avec quelque motivation : j'avais oui les émissions de France Culture l'été dernier qui refirent sa biographie en 5 fois une heures et demie, assez précise, donc... (La grande traversée, du 18 au 22 août derniers) Je ne détaille pas les états de service de ce brave homme.



Stay With Me by Bob Dylan on Grooveshark


Personnellement, sans aller jusqu'au Nirvana évoqué par le dessin de ZEP, j'aime bien l'ambiance de ces ballades aux accents doucereux de la guitare hawaïenne. Et puis, au hasard des refrains, on croit réentendre les tonalités originelles des standards d'autrefois, de Slow train coming, par exemple, qui nous bercit jadis.

Etonnant, non ?









dimanche 1 février 2015

Nirvana

Quand je serai dans des vieux jours,
Je veux me lever un matin
Ce serait dans un camping
A Pouilly-en-Auxois ou je ne sais où
Dans une verdure toute ordinaire
Aux grands arbres frais de rosée du matin
Les feuilles qui gouttent et un demi soleil à colorier
Alors une grosse voisine sortirait de sa caravane
Echevelée, la robe de chambre mal nouée
D'une ceinture de mousseline rose
Et des pantoufles aux fleurs fanées
«'jour ! » qu'elle m'oserait ,
D'un petit signe de tête au sourire engageant
Après quoi, le sein haut et l'air digne
D'un pharaon sortant des toilettes,
Elle s'avancerait dans l'herbe de l'allée
Vers un improbable torchon local 
Et du pain frais pour son gros tas 
Qui ronfle encore

Et là, embrassant le silence tout neuf
De cette scène magnifique
Je me dirais qu'une forme de bonheur se cache
Là où on ne l'attend pas
Qu'il suffit parfois de respirer un bon coup
Et de regarder
En écoutant comme chantait l'autre
« Le sang qui monte en soi »... 



Il nous faut regarder by Jacques Brel on Grooveshark



dimanche 25 janvier 2015

Du temps de nos jeunesses folles,

lors de lunes très passées mais vives encore dans nos mémoires grimoires,

on écoutait ça :


Gerdundula by Status Quo on Grooveshark

Accident Prone by Status Quo on Grooveshark


Bien sûr, ça y'a un côté basique, genre artillerie lourde du rock, mais bon, de temps en temps, c'est plaisant, et puis quoi, c'est chevillé au coeur depuis des années, qu'est ce que j'y peux, moi ?


Faites comme lui :

I'm Giving Up My Worryin' by Status Quo on Grooveshark


I'm giving up my worrying
It doesn't fit my way
I've had enough of worrying
And messing up my day

Somebody made me laugh today
It changed the way I am
He terrorised the neighbourhood
So I can take the blame

If I take a look - just a little look
I know I'll be too late
So shall I take a look - 'cos every time I look
Little, little, just a little late

I'm giving up my worrying
It doesn't fit my way
I've had enough of worrying
And messing up my day

It doesn't help me listening
To everything I hear
It doesn't make no difference
It never is too clear

I saw a look-alike today
He was a lot to see
He was familiar anyway
He looked a lot like me

Shall I take a look - just a little look
It isn't very clear
Oh every time I look - if I take a look
Little, little, just a little late

I'm giving up my worrying
It doesn't fit my way
I've had enough of worrying
And messing up my day

It doesn't help me listening
To everything I hear
It doesn't make no difference
It never is too clear

I'm giving up my worrying
I've had enough of worrying
I'm giving up my worrying
I've had enough of worrying
I'm giving up my worrying
I've had enough of worrying


jeudi 22 janvier 2015

Je me souviens (35)

il y a des lunes moultières, on  avait reçu chez nous, avec mes frangins, un triple vinyle venu d'Allemagne, dont le titre était "Wings over America"

C'était le compte rendu d'une virée de Mac Cartney et sa horde dans les Etats des fois Unis.
C'était assez chouette, et j'y replonge avec délices renouvelées, à l'occasion de seconde main.




I've Just Seen a Face by Paul McCartney & Wings - www.musicasparabaixar.org on Grooveshark

Live and Let Die by Paul McCartney & Wings - www.musicasparabaixar.org on Grooveshark

Let 'Em In by Paul McCartney & Wings - www.musicasparabaixar.org on Grooveshark

lundi 5 janvier 2015

Snooks Eaglin


Down by the Riverside by Snooks Eaglin on Grooveshark

This Train by Snooks Eaglin on Grooveshark

Country Boy Down in New Orleans by Snooks Eaglin on Grooveshark


I’m a country boy down in New Orleans
I’m a country boy down in New Orleans
Can’t find nowhere to get no greasy Greens

Creole Gal turn your damper down
Creole Gal turn your damper down
The pots is boiling spillin’ on the ground

Pretty hair great big beautiful eyes
Pretty hair great big beautiful eyes
Make a country boy soon enough get wise

I’m a country boy down in New Orleans
I’m a country boy down in New Orleans
All the Creole chicks eat them greens and beans

Creole Gal turn your damper down
Creole Gal turn your damper down
Your pretty brown hair make a crowd lose his sound

I’m a country boy down in New Orleans
I’m a country boy down in New Orleans
Everybody know I’m getting my greasy Greens

Pretty hair great big beautiful eyes
Pretty hair great big beautiful eyes
Make a country boy soon enough get wise




dimanche 7 décembre 2014

dimanche 26 octobre 2014

Chili : mémoire de la dictature

Il semblait que contrairement à l'Argentine où la période atroce de la dictature des colonels (1976-1983)  a donné lieu à de multiples procès et condamnations de militaires ("Ni oubli ni pardon" peut-on lire sur les murs, comme ici dans le quartier de la Boca à Buenos Aires),




















au Chili, le travail de mémoire ait été plus lent, plus difficile. D'une part, certaines personnes contestent le caractère sanglant de la dictature de Pinochet, en s'appuyant sur les chiffres des disparus, comparés à ceux qu'on évoque pour l'Argentine (40 000, contre "seulement" 4000 au Chili), d'autre part, l'héritage politique du général assassin de Allende n'est pas renié en bloc aujourd'hui encore, y compris par le personnel politique de droite. On l'a bien entendu lors des dernières élections présidentielles.

Or, il semblerait que cela bouge doucement sur ce front.

En septembre, on apprenait que les assassins de Victor Jara étaient recherchés par la justice chilienne.



Quarante-et-un an après le coup d'Etat militaire du 11 septembre 1973, trois militaires ont été inculpés pour le meurtre du chanteur.
















Il est devenu le symbole des crimes terrifiants commis au Chili par les putschistes du général Augusto Pinochet : Victor Jara, chanteur populaire et compositeur, célèbre au-delà de l’Amérique latine, a été tué, à 40 ans, à Santiago, cinq jours après le coup d’Etat contre le socialiste Salvador Allende, le 16 septembre 1973. L’icône de « la nouvelle chanson chilienne » était un artiste engagé, membre du Parti communiste chilien, qui puisait son inspiration dans la vie quotidienne du petit peuple. Il fut fusillé d’une rafale de mitraillette dans le stade de Santiago, transformé en camp de détention et de torture. L’autopsie a montré plus de 44 impacts de balles. Avant de le tuer, on lui écrasa les doigts à coups de crosse et on lui coupa les mains. « Joue de la guitare maintenant », lui ont lancé ses bourreaux.

Article du Monde, blog "Amériques".

Les jours derniers, on apprenait que d'anciens responsables de la dictature, y compris des proches de Pinochet étaient arrêtés pour faits de torture et de meurtres.







Vue aérienne du mémorial pour les disparus sous la dictature d'Augusto Pinochet, de 19973 à 1990, à Santiago. 
 
 Mémorial pour les disparus de la dictature de Pinochet (1973 - 1990), Santiago.

Cristian Labbé, ancien maire de Santiago et ex-ministre et garde du corps d'Augusto Pinochet, a été arrêté, lundi 20 octobre, avec neuf autres anciens officiers chiliens. La justice chilienne l'accuse d'avoir fait partie d'une organistion illégale composée de policiers de militaires et de civils, coupables d'avoir torturé et tué treize opposants durant la dictature.
"Nous sommes très choqués, car après enquête, il a été prouvé qu'il n'a jamais torturé personne, et il n'a pas commis de meurtre ", a affirmé l'avocat de Labbé, Cristian Espejo, qui a indiqué à une chaîne locale qu'il comptait demander sa mise en liberté.
Les crimes ont été commis après le coup d'Etat du 11 septembre 1973 dans une caserne de San Antonio, à quelque 120 km à l'ouest de Santiago, selon l'enquête judiciaire. La caserne Tejas Verdes de San Antonio était un centre de détention et de torture redouté, où étaient formés les agents de la DINA, la police secrète de la dictature, et où selon les témoignages recueillis par une commission officielle, les détenus étaient frappés, torturés à l'électricité, brûlés ou soumis à des simulacres d'exécution.

3 200 MORTS ET 38 000 DÉTENUS TORTURÉS
Après avoir pris sa retraite de colonel et été ministre sous la dictature, Cristian Labbé, membre de l'aile droite de l'Union démocratique indépendante (UDI), a été maire pendant seize ans du quartier de Providencia dans la capitale, jusqu'en 2012. Il est connu comme un ardent partisan du dictateur Augusto Pinochet (1973-1990) dont il a été un temps garde du corps.
La répression exercée par la dictature de Pinochet a fait plus de 3 200 morts et plus de 38 000 détenus ont été torturés, selon des chiffres officiels. Le général Pinochet est décédé en 2006, sans jamais avoir été jugé. Début septembre, au moins 3 000 personnes avaient manifesté pour demander au gouvernement la fin de l'impunité pour les responsables de la répression durant la dictature militaire.

Même source.


Cette question mémorielle est un des symptômes d'une société chilienne en mutation.

 http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/09/08/chili-des-milliers-de-personnes-defilent-en-souvenir-des-victimes-de-pinochet_4483358_3222.html



On sent des aspirations nouvelles, des choses impensables il y a quelques années, sans doute liées au dynamisme économique. Les étudiants manifestent pour le droit aux études gratuites, le conservatisme religieux est ébranlé (coming out d'homosexuels), la société civile par le biais des syndicats réclame une réforme du droit du travail...