J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
Un enregistrement à pratiquement 0 % de cathareux... (Les spectateurs qui toussent pendant l'enregistrement du concert). C'est rare.
Une des rares musiques venues tout droit d'outre-tombe (c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire puisque je n'y connais rien, car n'y étant pas allé, je n'en suis pas encore revenu). Rien de grandiloquent comme dans celui de Mozart, une ambiance sereine, le chant doux-amer intime d'une déambulation solitaire dans un paysage de neige. Selon je. Ne croyez pas tout ce qui se dit sur internet !
Et ceci pour tous les hispanisants de la maison (et les autres) :
Mi Niña Se Fue a la Mar
Mi niña se fue a la mar
a contar olas y chinas
pero se encontró de pronto
con el río de Sevilla
con el río de Sevilla
Mon enfant s’en fut en mer
conter aux vagues et aux galets
mais ce fut rencontre impromptue
avec la rivière de Séville
Entre adelfas y campanas
cinco barcos se mecían,
con los remos en el agua
y las velas en la brisa
y las velas en la brisa
Entre lauriers et cloches
cinq barques se balancent
avec rames qui frôlent l’eau
et les voiles dans la brise
Quién mira dentro la torre
enjaezada, de Sevilla ?
Cinco voces contestaban
redondas como sortijas
redondas como sortijas
Qui regarde dans la tour
harnachée de Séville?
Cinq voix nous répondent
qui tournent comme des bagues
El cielo monta gallardo
al río de orilla a orilla
En el aire sonrosado
cinco anillos se mecían
Le ciel élégant parcourt
le fleuve, de rive en rive
Dans l’air au teint de rose
cinq anneaux se balancent
Mi niña se fue a la mar
a contar olas y chinas
pero se encontró de pronto
con el río de Sevilla
con el río de Sevilla
Mon enfant s’en fut en mer
conter aux vagues et aux galets
mais ce fut rencontre impromptue
avec la rivière de Séville
Quién mira dentro la torre
enjaezada, de Sevilla ?
Cinco voces contestaban
redondas como sortijas
redondas como sortijas
Qui regarde dans la tour
harnachée de Séville?
Cinq voix nous répondent
qui tournent comme des bagues
(Federico Garcia Lorca, Paco Ibanes)
Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que un beso te cerrara la boca.
Je t’aime silencieuse car tu sembles absente, Et tu m’entends de loin et ma parole ne te parvient pas C’est comme si tes yeux avaient pris leur envol Comme si un baiser avait clos tes lèvres.
Como todas las cosas están llenas de mi alma
Emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma,
Y te pareces a la palabra melancolía.
Comme toutes les choses sont emplies de mon âme. Tu émerges des choses emplie de mon âme. Papillon de songe, tu ressembles à mon âme, Et tu ressembles au mot mélancolie.
Déjame que te hable también con tu silencio
Claro como una lámpara, simple como un anillo.
Eres como la noche, callada y constelada
Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo
Laisse-moi aussi te parler avec ton silence Clair comme une lampe, simple comme un anneau. Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée Ton silence est d’étoile, si lointain et si simple
Me gustas cuando callas y estás como distante.
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza
Déjame que me calle en el silencio tuyo.
Je t’aime silencieuse car tu sembles distante. Et que tu sembles gémir, papillon qui susurre. Et tu m’entends de loin, et ma parole ne te parvient pas Laisse-moi me taire dans ton silence .
Me gustas cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una palabra entonces, una sonrisa bastan.
Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.
Je t’aime silencieuse parce que tu sembles absente. Lointaine et douloureuse comme si tu étais morte. Une parole alors, un sourire suffisent. Et je suis heureux, heureux que ce ne soit vrai.
Are you ready Steve? Uh-huh
Andy? Yeah
Mick? Okay
Alright fellas, let's go!
Oh it's been getting so hard
Living with the things you do to me
My dreams are getting so strange
I'd like to tell you everything I see
Oh, I see a man at the back as a matter of fact
His eyes are as red as the sun
And the girl in the corner let no one ignore her
Cause she thinks she's the passionate one
Oh yeah! It was like lightning
Everybody was fighting
And the music was soothing
And they all started grooving
[Chorus]
Yeah, yeah, yeah-yeah-yeah
And the man in the back said everyone attack
And it turned into a ballroom blitz
And the girl in the corner said boy I want to warn you
It'll turn into a ballroom blitz
Ballroom blitz, ballroom blitz, ballroom blitz, ballroom blitz
Oh reaching out for something
Touching nothing's all I ever do
Oh I softly call you over
When you appear there's nothing left of you
And the man in the back is ready to crack
As he raises his hands to the sky
And the girl in the corner is everyone's woman
She could kill you with a wink of her eye
Oh yeah! It was electric
So perfectly hectic
And the band started leaving
'Cause they all stopped breathing
[Chorus]
Oh yeah! It was like lightning
Everybody was fighting
And the music was soothing
And they all started grooving
[Chorus]
It's it's a ballroom blitz
It's it's a ballroom blitz
It's it's a ballroom blitz
Yeah, it's a ballroom blitz
C'était le copain d'un copain, qui m'avait fait écouter un cd de lui. Il avait même été question de l'inviter à des fêtes les années passées. J'aimais bien sa musique. Beaucoup d'influences slaves, des chouettes ritournelles, qui rapprochent de Chopin, de Liszt...
Bon ben, désormais, on ne fera connaissance que dans l'au-delà du delà, si dieu qui n'existe pas ne nous prête rien mais qu'on a quand même dans une forme d'outre-vie. Et chiotte.
Si, comme moi, vous aviez manqué l'univers musical de cette franco-israélienne, n'hésitez pas à prendre quelques minutes de votre temps précieux, -le temps est précieux- pour goûter ça.
Sur Grooveshark, [qui a changé d'apparence, et ressemble de plus en plus à dis z'eur, je me demande si les dents n'ont pas poussé au requin du groove...] l'album "Yael Naim et David Donatien".
Les deux coupables, qui viennent d'annoncer qu'ils avaient commis le péché de chair (sur wiki, la mention est forcément toute fraiche) :
"Le 18 mars 2015 , elle annonce être maman d'une petite Mia avec son compagnon : David Donatien."
Le style d'harmonie appelée barbershop, codifié durant l'époque de son renouveau (1940-présent) est un style a cappella, ou musique vocale non accompagnée, qui a une origine afro-américaine.
Il nait chez les barbiers qui jouent au début du XXe siècle un rôle agrégatif1 dans cette communauté. Ce style de musique est aussi lié au gospel et représente une des influences du style doo-wop.
Il est caractérisé par quatre parties d'accordsconsonants pour chaque note mélodique dans une texture principalement homophonique. Chacune des parties a son propre rôle : en principe, le lead vocal chante la mélodie, le ténor harmonise sur la mélodie, la basse chante les notes d'harmonie les plus graves et le baryton
complète l'accord. La mélodie n'est pas chantée en général par le ténor
ou la basse, à part pour une ou deux notes peu fréquentes afin d'éviter
une voix mélodique étrange. Certains brefs passages peuvent être
chantés par moins de quatre voix. (Wiki)
Passed me by one summer day
Flashed those big brown eyes my way
And oh I wanted you forever more
Now I'm not one that gets around
Swear my feet stuck to the ground
And though I never did meet you before
I said Hello Mary Lou
Goodbye heart
Sweet Mary Lou
I'm so in love with you
I knew Mary Lou
We'd never part
So Hello Mary Lou
Goodbye heart
Saw your lips, I heard your voice
believe me I just had no choice
Wild horses couldn't make me stay away
Thought about a moonlit night
Arms about good and tight
That's all I had to see for me to say
I said Hello Mary Lou
Goodbye heart
Sweet Mary Lou
I'm so in love with you
I knew Mary Lou
We'd never part
So Hello Mary Lou
Goodbye heart
la 5ème symphonie (le thème principal), passé du mode mineur en majeur... Fallait y penser, fallait surtout le faire, y'a du taf de techno son, là-derrière...
Cela peut-être dans le sens minoration, ou l'inverse, du mineur vers le majeur. Selon les cas, cela peut paraître plat, ou dopé aux champignons, ou déprimant, mais quand on connaît bien le thème original, ça a fréquemment une vertu hypnotique. Stupéfiante.
Indiana Jones minoré.
"Because" des Beatles majoré.
Le Boléro en mineur.
Ob-la-di Ob-la-da en mineur.
Et pour ceux qui aiment ces airs tordus, il y en a des flopées...sur son compte fb, à l'Oleg
Petit détail curieux. Ce magicien des sons est ukrainien, et parmi ses morceaux déformés, on trouve des infos sur l'actualité politique du pays.
que je reproduis ici sans lui demander, honte à moi. Son blog à dessins.
(Mais pas que)
Puis, il y eut l'écoute de l'album. Quel est le con qui a dit que sur Grooveshark, il n'y avait que des antiquités ? Après, je ne dis pas que Sinatra repris par Dylan représente le summum de la modernité, c'est pas ça que je dis, ok ? Je dis seulement que c'est de l'actualité, ça vous va ?
Le CD vient de sortir. Ce sont donc toutes des reprises de ce con de Sinatra. Je dis ce con avec quelque motivation : j'avais oui les émissions de France Culture l'été dernier qui refirent sa biographie en 5 fois une heures et demie, assez précise, donc... (La grande traversée, du 18 au 22 août derniers) Je ne détaille pas les états de service de ce brave homme.
Personnellement, sans aller jusqu'au Nirvana évoqué par le dessin de ZEP, j'aime bien l'ambiance de ces ballades aux accents doucereux de la guitare hawaïenne. Et puis, au hasard des refrains, on croit réentendre les tonalités originelles des standards d'autrefois, de Slow train coming, par exemple, qui nous bercit jadis.
Bien sûr, ça y'a un côté basique, genre artillerie lourde du rock, mais bon, de temps en temps, c'est plaisant, et puis quoi, c'est chevillé au coeur depuis des années, qu'est ce que j'y peux, moi ?
I'm giving up my worrying
It doesn't fit my way
I've had enough of worrying
And messing up my day
Somebody made me laugh today
It changed the way I am
He terrorised the neighbourhood
So I can take the blame
If I take a look - just a little look
I know I'll be too late
So shall I take a look - 'cos every time I look
Little, little, just a little late
I'm giving up my worrying
It doesn't fit my way
I've had enough of worrying
And messing up my day
It doesn't help me listening
To everything I hear
It doesn't make no difference
It never is too clear
I saw a look-alike today
He was a lot to see
He was familiar anyway
He looked a lot like me
Shall I take a look - just a little look
It isn't very clear
Oh every time I look - if I take a look
Little, little, just a little late
I'm giving up my worrying
It doesn't fit my way
I've had enough of worrying
And messing up my day
It doesn't help me listening
To everything I hear
It doesn't make no difference
It never is too clear
I'm giving up my worrying
I've had enough of worrying
I'm giving up my worrying
I've had enough of worrying
I'm giving up my worrying
I've had enough of worrying
il y a des lunes moultières, on avait reçu chez nous, avec mes frangins, un triple vinyle venu d'Allemagne, dont le titre était "Wings over America"
C'était le compte rendu d'une virée de Mac Cartney et sa horde dans les Etats des fois Unis.
C'était assez chouette, et j'y replonge avec délices renouvelées, à l'occasion de seconde main.
Il semblait que contrairement à l'Argentine où la période atroce de la dictature des colonels (1976-1983) a donné lieu à de multiples procès et condamnations de militaires ("Ni oubli ni pardon" peut-on lire sur les murs, comme ici dans le quartier de la Boca à Buenos Aires),
au Chili, le travail de mémoire ait été plus lent, plus difficile. D'une part, certaines personnes contestent le caractère sanglant de la dictature de Pinochet, en s'appuyant sur les chiffres des disparus, comparés à ceux qu'on évoque pour l'Argentine (40 000, contre "seulement" 4000 au Chili), d'autre part, l'héritage politique du général assassin de Allende n'est pas renié en bloc aujourd'hui encore, y compris par le personnel politique de droite. On l'a bien entendu lors des dernières élections présidentielles.
Or, il semblerait que cela bouge doucement sur ce front.
En septembre, on apprenait que les assassins de Victor Jara étaient recherchés par la justice chilienne.
Il est devenu le symbole des crimes terrifiants commis au Chili par
les putschistes du général Augusto Pinochet : Victor Jara, chanteur
populaire et compositeur, célèbre au-delà de l’Amérique latine, a été
tué, à 40 ans, à Santiago, cinq jours après le coup d’Etat contre le
socialiste Salvador Allende, le 16 septembre 1973. L’icône de « la nouvelle chanson chilienne »
était un artiste engagé, membre du Parti communiste chilien, qui
puisait son inspiration dans la vie quotidienne du petit peuple. Il fut
fusillé d’une rafale de mitraillette dans le stade de Santiago,
transformé en camp de détention et de torture. L’autopsie a montré plus
de 44 impacts de balles. Avant de le tuer, on lui écrasa les doigts à
coups de crosse et on lui coupa les mains. « Joue de la guitare maintenant », lui ont lancé ses bourreaux.
Les jours derniers, on apprenait que d'anciens responsables de la dictature, y compris des proches de Pinochet étaient arrêtés pour faits de torture et de meurtres.
Mémorial pour les disparus de la dictature de Pinochet (1973 - 1990), Santiago. Cristian Labbé, ancien maire de Santiago et ex-ministre et garde du corps d'Augusto Pinochet, a été arrêté, lundi 20 octobre, avec neuf autres anciens officiers chiliens. La justice chilienne l'accuse d'avoir fait partie d'une organistion illégale composée de policiers de militaires et de civils, coupables d'avoir torturé et tué treize opposants durant la dictature. "Nous sommes très choqués, car après enquête, il a été prouvé qu'il n'a jamais torturé personne, et il n'a pas commis de meurtre ", a affirmé l'avocat de Labbé, Cristian Espejo, qui a indiqué à une chaîne locale qu'il comptait demander sa mise en liberté. Les crimes ont été commis après le coup d'Etat du 11
septembre 1973 dans une caserne de San Antonio, à quelque 120 km à
l'ouest de Santiago, selon l'enquête judiciaire. La caserne Tejas Verdes
de San Antonio était un centre de détention et de torture redouté, où étaient formés les agents de la DINA, la police
secrète de la dictature, et où selon les témoignages recueillis par une
commission officielle, les détenus étaient frappés, torturés à
l'électricité, brûlés ou soumis à des simulacres d'exécution. 3 200 MORTS ET 38 000 DÉTENUS TORTURÉS Après avoir
pris sa retraite de colonel et été ministre sous la dictature, Cristian
Labbé, membre de l'aile droite de l'Union démocratique indépendante (UDI),
a été maire pendant seize ans du quartier de Providencia dans la
capitale, jusqu'en 2012. Il est connu comme un ardent partisan du
dictateur Augusto Pinochet (1973-1990) dont il a été un temps garde du
corps. La répression exercée par la dictature de Pinochet a fait
plus de 3 200 morts et plus de 38 000 détenus ont été torturés, selon
des chiffres officiels. Le général Pinochet est décédé en 2006, sans
jamais avoir été jugé. Début septembre, au moins 3 000 personnes avaient manifesté pour demander au gouvernement la fin de l'impunité pour les responsables de la répression durant la dictature militaire.
Même source.
Cette question mémorielle est un des symptômes d'une société chilienne en mutation.
On sent des aspirations nouvelles, des choses impensables il y a quelques années, sans doute liées au dynamisme économique. Les étudiants manifestent pour le droit aux études gratuites, le conservatisme religieux est ébranlé (coming out d'homosexuels), la société civile par le biais des syndicats réclame une réforme du droit du travail...