Passé à la gloire par la grâce de ce seul sonnet :
Parce que...
Parce que de la viande était à point rôtie,
Parce que le journal détaillait un viol,
Parce que sur sa gorge ignoble et mal bâtie
La servante oublia de boutonner son col,
Parce que d'un lit, grand comme une sacristie,
Il voit, sur la pendule, un couple antique et fol,
Ou qu'il n'a pas sommeil, et que, sans modestie,
Sa jambe sous le drap frôle une jambe au vol,
Un niais met sous lui sa femme froide et sèche,
Contre ce bonnet blanc frotte son casque-à-mèche
Et travaille en soufflant inexorablement :
Et de ce qu'une nuit, sans rage et sans tempête,
Ces deux êtres se sont accouplés en dormant,
O Shakespeare et toi, Dante, il peut naître un poëte !
Trouvé là.
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
Affichage des articles dont le libellé est Poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poésie. Afficher tous les articles
samedi 27 juin 2015
lundi 6 avril 2015
Les beaux jours reviennent !
Ça pousse dans les champs...
Le printemps
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.
Sous les rayons d’or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses de lilas fleurissent.
Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos coeurs gonflés et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !
Théodore de Banville
Comme vous êtes aussi neuneus que moi en vocabulaire, vous allez vous demander : "C'est-il quoi, un thyrse ?"
Ce à quoi je réponds par la voix du wiki, deux sens :
"
- Dans la mythologie grecque, le thyrse est l'emblème de Dionysos, (en latin thyrsus, du grec ancien θύρσος / thýrsos) est un grand bâton évoquant un sceptre. ;
- En botanique, un thyrse est une inflorescence composée mixte "
Double sens coquin, évidemment, comme aurait dit Coluche : "Tout ressemblance avec une partie de l'anatomie masculine existante ou ayant existé, est absolument faite exprès !"
samedi 3 janvier 2015
Vö
Qu'alternent sans fin le jour et la nuit,
Unissant chiens et loups
Fondant un crépuscule chaque fois renouvelé
Qui effleure ton aube et ton minois joli
Encore ensommeillés
Que les vagues s'écrasent
Remontant ton échine
Sans fin,
Endlessly sur ta côte Est
Souviens-toi de Moriarty
Que subsistent les obscurs
Tréfonds des Lascaux ignorés
A jamais oubliés ainsi que s'abandonnent
Les flaques d'ombre qui te baignent
Où je mouille mes vaisseaux
Que ces voeux si évidents
Soient aussi naturels,
Comme coule l'eau claire que personne ne sait
Comme ton souffle paisible
Seul connu de ma nuit
Unissant chiens et loups
Fondant un crépuscule chaque fois renouvelé
Qui effleure ton aube et ton minois joli
Encore ensommeillés
Que les vagues s'écrasent
Remontant ton échine
Sans fin,
Endlessly sur ta côte Est
Souviens-toi de Moriarty
Que subsistent les obscurs
Tréfonds des Lascaux ignorés
A jamais oubliés ainsi que s'abandonnent
Les flaques d'ombre qui te baignent
Où je mouille mes vaisseaux
Que ces voeux si évidents
Soient aussi naturels,
Comme coule l'eau claire que personne ne sait
Comme ton souffle paisible
Seul connu de ma nuit
lundi 25 août 2014
Du vert a reparu sur les arsins
Et ces jardins qu'on avait embrasés
Toutes ces arches effondrées
Dans des petits matins trop frais, sans toit
Bourgeonnent encore
De l'espace nous parvient
Un signal de l'autre rive inhabitée de nos vies
Lointaine comme un écho mouillé
Jonchée de nos passions
Regain de frissons dans les demi-sommeils
Entends ces voiles franches dans le brouillard hurlant
Qu'on s'aimait tant
Car voilà lorsque je serai archi mort de tout
Et dérouté
De toi
Mais tout dépend de ce qu'on entend
Par l'au-delà
Tu me manqueras encore
Toutes ces arches effondrées
Dans des petits matins trop frais, sans toit
Bourgeonnent encore
De l'espace nous parvient
Un signal de l'autre rive inhabitée de nos vies
Lointaine comme un écho mouillé
Jonchée de nos passions
Regain de frissons dans les demi-sommeils
Entends ces voiles franches dans le brouillard hurlant
Qu'on s'aimait tant
Car voilà lorsque je serai archi mort de tout
Et dérouté
De toi
Mais tout dépend de ce qu'on entend
Par l'au-delà
Tu me manqueras encore
mardi 12 août 2014
Todo fue dicho
Ya que todo fue dicho
Entre dos golpeteos de tu corazón
Entre tu piel y la mía cuando nos
estrechamos
En el trasudor del sonido durmiente de
nuestros sueños mezclados
Todo fue dicho, luego todo se calló
En una especie de éxtasis absurdo
Donde cada una de tus lágrimas
Me arañaban como caricias ásperas
Me quedan sólo los esqueletos de tus
sonrisas
Marchitos por las salpicaduras de
nuestros miedos
Y los silencios llenos
Así como tus pulmones cuando me
inhalabas,
Pero
Todo no fue hecho
Merci à Felipe pour sa relecture et ses corrections !
Merci à Felipe pour sa relecture et ses corrections !
dimanche 29 juin 2014
...
Tes lèvres infiniment
Corrompues des agapes délicieuses
Filandreuses délictueuses persécutant
Tes profanateurs de fille
Haut perchée
Ta fleur rose cachée pourpre paresseusement
Fripée voilée boîte à malices
Tirelire où se glissent les songes lascivement
De fauves assoupis lestes et maigres
Et ivres de ton sang
Coulés le long de tes ombres lasses
Ton coeur absolument
Comme sombrent leurs calices
En d'infinis fragments
Et à ce propos, quelqu'un peut-il dire de quelle fleur il s'agit ici, je n'ai pas trouvé...
(Plateau du Vercors, environ 1200 m. d'alt., vers le 20 juin)
Proposition d'Olivier (des plaines) : variété de silène acaule, ce qui me semble une idée très raisonnable...
Inscription à :
Articles (Atom)

